dimanche 28 août 2011

COLLECTE ET TRAITEMENT DES ORDURES au SENEGAL: La Solution.

Présentation: Centrale  de Séparation Moléculaire pour le traitement des ordures solides  urbaines avec récupération énergétique (3° génération : électrique , eau chaude , eau réfrigérée)

Nous avons suivi dans la presse , le projet de loi n° 20/2011 adopté par l’Assemblée Nationale ,portant  création de la SOPROSEN, pour la collecte des ordures. 
Dans le souci de contribuer au développement de notre pays  , notre Association DISSO basée à Rome ,avait saisi au mois de juillet 2010 ,  des  experts italiens spécialisés dans le traitement des ordures , afin de trouver une  solution unique aux problèmes des ordures et de l'énergie, à proposer à l’Etat du Sénégal. Au mois de septembre 2010 , une copie de notre étude avait été transmise à Dakar , à des amis qui auraient  eu à la déposer sur la table du Premier Ministre et du Ministre d’Etat , Ministre de l’Energie.
Nous attirons l’attention de l’Etat à prendre en considération , le résumé ci-dessous de notre projet , afin de bien cerner la problématique liée à la collecte des ordures avant  la mise en œuvre de la SOPROSEN.
 L’installation du séparateur moléculaire est basée sur le principe de la transformation statique de toutes les substances organiques en gaz , garantie d’un fonctionnement simple , avec comme avantage des couts contenus d’installation et de manutention, un rendement de production énergétique  de loin supérieur aux technologies actuelles. Ces avantages sont reconnus et confirmés par les services publiques ( Ministère Italien de l’Environnement, les services de l’ARPA, Commission Extraordinaire pour l’urgence des ordures de la commune de Naples, etc.) et de nombreuses sociétés privées de l’Italie dont des initiatives sont entrain d’être prises dans ce sens.
L’installation est modulable : il est possible de réaliser  toute  mesure avec un module efficace qui pourrait être réinstallé plusieurs fois , ou  délocalisé sur des sites  choisis pour optimiser le ramassage des ordures , le transport et pour l’utilisation au maximum de la récupération énergétique.
Les émissions sont particulièrement propres , en outre elles ne génèrent pas de dioxine pour la basse température (environ 400°C) dans le procès de gazéification , comme démontré dans le tableau des émissions en pièce jointe. L’impact environnemental est négligeable , comme l’atteste l’exemple d’élaboration architecturale en pièce jointe. L’installation est conçue pour la réception de tout type d’ordures , c’est à dire qu’elle élimine  tout ce qui reste de la collecte différenciée , indépendamment de la quantité et de la qualité du ramassage effectué.
La  réalisation de l’installation est très rapide ; en effet il est possible de procéder à l’installation et à son fonctionnement 08mois de la disponibilité et de l’équipement de la superficie  et de 06 mois pour la récupération énergétique (turbine. Alternateur , etc.).
Des installations existantes et fonctionnelles depuis  plus de dix ans aux USA et beaucoup de réalisations sont en cours , en particulier l'Italie, pour 2010/2011, par des privés ou des agences municipales. Une installation témoin et certifiée est déjà visitable en Italie , avec une démonstration de basses émissions et peu de cendres inertes et réutilisables. Les installations prévoient la récupération totale des matériaux inorganiques à éliminer avec la collecte après la gazéification à 400 °C environ , ainsi propres et stérilisés , à travers un système totalement automatique de séparation des métaux ( fer , aluminium, etc.…), du verre et des agglomérats restants , tous considérés comme inertes et par conséquent recyclables , et des cendres qui , en quantité minimale restant de 3-4% du total organique peuvent être séparés à travers l’aspiration et le transport pneumatique , et réutilisables avec immixtion dans le processus industriel ( bêton  , goudron, céramique , etc.).Efficacité énergétique: Le séparateur moléculaire est trés efficace produisant de l’énergie électrique  de l’ordre de plus 50 % par rapport à l’incinérateur.
Cendres: le  séparateur produit des cendres, résidus inertes provenant de l’élimination  de R.S.U.(ordures solides urbaines) de l’ordre de 3-4% des matériaux organiques en entrée. L’incinérateur  produit des cendres polluants de l’ordre de 25/30% du matériel organique en entrée et provoque en outre de sérieux problèmes d’émissions dus à la vaporisation de tous les métaux lourds et  la production de particules difficilement éliminables.
 Impact environnemental :Le  séparateur est positionné dans un édifice haut de 10 mètres,  au maximum de  12, pendant que l’impact de l’incinérateur est dévastant .Emissions : celles du séparateur sont de loin en deça des limites des lois , en outre elles ne produisent pas de dioxine du  fait de son fonctionnement particulier, à basse température, comme illustré au tableau des émissions des installations existantes; les incinérateurs produisent de la dioxine qu’ils doivent éliminer; étant donné leurs grandes dimensions , et l’expulsion de grosses quantités de dioxine.
Couts: Le Séparateur a un prix d’achat nettement inférieur à celui d’un incinérateur  pendant que les couts de gestion et de manutention du premier sont de l’ordre de -30/40% par rapport aux autres technologies traditionnelles.
Temps d’installation: Le  Séparateur  pourrait être installé et fonctionnel  pour le traitement des ordures en 08 mois seulement,  de la disponibilité du terrain déjà équipé  et de 06/12 mois, pour le fonctionnement de la récupération énergétique .
 En conclusion, on peut affirmer que l’incinérateur est une technologie affirmée mais désormais dépassée et  permettant seulement   le traitement de grosses quantités d'ordures et en particulier de CDR ( combustible des ordures ), pendant que le Séparateur représente la meilleure technologie innovatrice et expérimentée pour tout type de matériaux organiques..
A la lumière des considérations ci dessus ,faisons la synthèse des points saillants de notre   proposition :L’installation  ne produit pas de dioxine  et dispose d’émissions propres , beaucoup moins en deçà  des normes européennes en vigueur ;L’impact environnemental  est négligeable, car l’installation est logée à l’intérieur d’un édifice d’une hauteur de moins de dix mètres  ;Le rendement énergétique est le maximum obtenu avec  les  technologies innovatrices actuelles et ceci génère des gains substantiels L’installation est modulable ; ainsi les installations existantes et projetées pour 60/300 tonnes /jour peuvent être modifiées  plusieurs fois sans inconvénients en augmentant le nombre de cellules de gazéification avec leur système de chargement et de décharge des cendres , car la logique de l’installation reste identique (software et contrôles ).Les matériaux inorganiques  de toutes dimensions  sont récupérés après le premier traitement  à environ  400 °C ; ainsi rendus stériles , devenant recyclables pour constituer un GAIN et non une CHARGE. Les couts sont  réduits de l’ordre de 50%;Les temps de réalisation sont réduits (06 mois pour le fonctionnement du traitement des ordures et 06/12 mois mois pour la récupération énergétique. Exemples d’application : Pour l’élimination des ordures solides urbaines d’une ville d’environ  70.000 habitants, on évalue une installation d’une capacité d’environ  100 tonnes/jour, avec une production d’énergie électrique d’environ 3 MW , une disponibilité  d’environ 1200 mètres carrés pour une superficie totale de 8000 m2.Pour une commune de 100 000 habitants , l’installation prévue est de 130/150Tonnes/jour , avec une production d’énergie électrique de 4/4,5 MW , superficie couverte d’environ 1500 m2 et une superficie totale d’environ 12 000 m2  .Une ville de  150.000 habitants prévoit une installation d’une capacité de 200 T/j , avec une production électrique de 6 MW , superficie couverte de 1800 m2 et une superficie totale d’environ 12 000 m2. Divers types d’installation  peuvent être prévus , en tenant compte du fait qu'ils sont modifiables , et le maximum de rendement énergétique se réalise avec des installations d’un minimum 100 à 300 T/j ;  en considérant la possibilité d’unir différents modules , tout type d’installation de toute capacité est possible.

                       COMPARAISON ENTRE LE SEPARATEUR MOLECULAIRE

               ET LES AUTRES TECHNIQUES DE TRAITEMENT DES ORDURES
                                                         (Problème environnemental)

(Source : R.)


PS : Une invite à l'Etat du Sénégal, afin de s'entourer de toutes les garanties avant toute décision dans le choix du type de traitement et des modalités de gestion de la SOPROSEN.




vendredi 27 mai 2011

LE TRANSFERT D'ARGENT ET L'IMMIGRATION EN ITALIE


Sommaire

         La Présence africaine en ITALIE

         Potentialité du marché italien

         Echelle des 25 premiers pays bénéficiaires des transferts

         Les plus importantes Provinces de transfert en 2009

         Cible du marché   


                                               LA PRESENCE AFRICAINE EN ITALIE

         Selon les données fournies par l’ISTAT(Institut Italien  de Statistiques) pour 8101 communes de la peninsile , la présence africaine d’immigrés en situation régulière  en 2009 , se chiffrait à 931 793 personnes  soit 22,5% du total des étrangers résidants en Italie , avec une incidence de 1,5% sur la population italiènne.  
     Les hommes africains sont plus nombreux  (60,4%) que les femmes.Cependant elles dominent  sur l’ensemble de la population immigrée avec un taux de 51%.

         Le Maroc occupe la première position avec une presence de 431 529 personnes,
      en seconde position la Tunisie avec une présence de 103 678 personnes , l’Egypte avec
      82 064.

         Pour retrouver la présence de l’Afrique subsaharienne parmi les 20 premières communautés , il faudrait descendre à la 17° place , où on retrouve le Sénégal avec 72 618 personnes,
        à la 20° place ,  le Nigéria avec 48 674.

         La présence de l’Afrique Occidentale dont 208 444 présences, constitue 23,4% des africains résidants en Italie et les hommes dominent avec 61,5%;outre le Sénégal et le Nigéria dejà cités , on remarque la présence du Ghana avec 44 353 , la Cote d’Ivoire avec 19 589 , le Bourkina Faso avec 10 532.

         Pour la répartition entre les 2 sexes l’Afrique Occidentale compte 64,8% d’hommes , mais la tendance est renversée par l’Afrique orientale avec une présence de 53% de femmes.

POTENTIALITES  DU MARCHE

         Immigrés en situation régulière:4 233 059 ( dicembre 2009)
         Estimation de  présence irrégulière: 1 000 000

LES 5  PREMIERS GROUPES DE NATIONALITES :

        Romanie,Albanie, Maroc,Chine,Ukraine.


         Répartition territoriale:

        61,6% Nord
        25,3% Centre
        13,10% Sud e Iles

         Envois  à l’Extérieur :

        Moins de la moitié passe à travers les banques
        Principaux pays destinataires des envois: Chine, Roumanie,Philippine,Maroc, Sénégal,Bangladesh, Pérou,Brésil, Equador,Albanie,Inde, Ukraine, Colombie,etc

ECHELLE DES 25 PREMIERS PAYS BENEFICIAIRES DE
TRANSFERTS CASH en 2009 (x 1000 €):

    1. Chine            1 970 767
    2. Roumanie        823 810
    3. Philippine         800 746
    4. Maroc*          279 077
    5. Sénégal*        235 174
    6. Bangladesh      227 975
    7. Perou              192 215
    8. Brésil               176 237
    9. Equador           149 048
    10. Albanie            133 634
    11. Inde                 133 329
    12. Ukraine            123 092
    13. Colombie         101 181
    14. Rep.Dom.        101 130
    15. Sri Lanka           96 265
    16. Tunisie*           86 501
    17. Pologne             76 351 
    18. Pakistan            75 604
    19. Nigeria              66 203
    20. Moldavie           53 217
    21. Georgie             45 227
    22. Bolivie               40 764
    23. Russie                33 483
    24. Argentine           30 152
* Pays africains


LES PLUS IMPORTANTES PROVINCES DE TRANSFERT EN 2009

 Total transféré : 6 752 867€ (x 1000 €)

         Roma               1 789 665
         Milano                 890 417
         Prato                   485 560
         Firenze                253 740
         Napoli                  240 871
         Torino                  180 265
         Brescia                 131 624
         Bologna                130 773
         Genova                 116 685
         Padova                 101 169

CIBLE DU MARCHE

Le transfert d’argent ,un service essentiel pour beaucoup de personnes:

        Pour ceux qui vivent et travaillent , loin de chez eux et de leurs familles.
        Pour ceux qui n’ont pas de compte bancaire.
        Pour ceux qui soutiennent leurs familles en leur envoyant régulièrement de l’argent
        Pour une disponibilité rapide de l’argent transféré 
     
Profil du client expéditeur:

        Immigré en situation irrégulière
        Immigré résidant et travailleur,employé ou autonome  ayant la
          famille restée au pays d’origine
        Souvent sans compte bancaire
        Envoi d’argent, au moins 1 fois par mois


Source          : Dossier Statistique 2010  Caritas Italia


dimanche 22 mai 2011

L'Association DISSO trait d'union SENEGAL ITALIE




                   Interview de Lamine GUEYE,Président de l'Association DISSO par
                le site online Bitimrew (09 Fev.2011)



CENTRO CONSULENZA DISSO       
ROMA ITALIA
Contact : associazionedisso@libero.it


1-Présentez nous votre Association
L’Association DISSO a été créée spontanément, suite au licenciement abusif dont j’ai été victime, de la part d’un compatriote sénégalais bon teint ; des amis italiens et sénégalais se sont mobilisés pour que l’affaire soit portée devant la justice surtout que je sortais d’une convalescence suite à un accident de circulation qui avait nécessité une hospitalisation; Donc c’était pour mieux coordonner les initiatives que Disso a vu le jour.
Au delà de ce problème, nous avons voulu rendre pérenne les idéaux qui ont guidé à la naissance de ce mouvement , afin de venir en aide et d’assister tous ceux qui se trouveraient dans une situation analogue.
Il s’y ajoute que la combinaison de nos profils et  expériences professionnels nous a permis d’élargir les objectifs de DISSO pour prendre en charge , la promotion économique et culturelle.
Pour l’aspect économique et culturelle, au sein de Disso, nous avons créé un Centre de consultance dénommé ,CENTRO CONSULENZA DISSO, afin de s’occuper de la promotion commerciale de produits provenant du Sénégal ou partant d’Italie pour notre pays, mais surtout de l’étude de projets de retour , de joint venture et d’interface entre les opérateurs économiques sénégalais et italiens.
Je rappelle que l’Association est apolitique, sans but lucratif et laïque ;Les  services  sont à titre gratuit et réservés exclusivement aux personnes détentrices d’une carte d’adhésion renouvelable annuellement. Le centre de consultance servant de locomotive à Disso , dispose :
-         D’un service de consultance juridique , avec la présence d’un avocat , sur place , une fois par semaine et sur rendez vous.
-         D’un service de consultance fiscale , avec la présence d’un expert fiscal italien ,
-         D’un service de traduction et de légalisation de documents, faisant économiser à nos compatriotes du temps et de l’argent.
-         D’un service de consultance en marketing pour la visibilité de produits sénégalais.
Donc , vous avez pu noter que nous prenons en compte les préoccupations majeures de l’émigré sénégalais , de l’homme d’affaires sénégalais et italiens.     
2-Faites nous le bilan de vos activités depuis sa création
Nous sommes au tout début de nos activités et de la mise en place des organes du Centre. Nous venons de signer un contrat de partenariat avec une Mutuelle de Crédit sénégalaise  , afin de permettre aux sénégalais immigrés en Italie , de disposer d’un compte d’épargne , où qu’ils se trouvent en terre italienne , en plus des accords de consultation juridique et fiscale. Une mission se rendra  à Dakar , dans le but de nouer des accords de partenariat avec les organismes étatiques et privés sénégalais.  
3-Avez-vous des projets pour le Sénégal
Une structure sénégalaise verra le jour très prochainement ,à l’occasion de la mission de Disso à Dakar ;  au Sénégal , nous allons prendre en compte la préoccupation des hommes d’affaires sénégalais , pour la recherche de contacts , de produits , de représentation et d’interface avec leurs homologues italiens ;ce qui leur éviterait des charges financières importantes et leur faire gagner du temps dans les transactions; Aux bacheliers nous leur viendront en aide pour mieux les informer sur les inscriptions universitaires italiennes; aux familles pour le regroupement familial , des cours accélérés de langue italienne seront organises ;le volet social ne sera pas en reste , car en rapport avec les ong italiennes la représentation sénégalaise , aura le rôle d’identifier les secteurs de priorité et de suivre les actions jusqu’à terme.
4-Quels sont vos rapports avec les autorités italiennes?
Avec les autorités italiennes, il n’ya aucun problème , car nos objectifs répondent à leurs préoccupations de pouvoir bien s’occuper des problèmes liés à l’immigration et par ricochet à l’intégration.
5- Etes vous aidé l'Etat sénégalais?
Pour le moment , nous avons commence timidement nos actions et nous pensons à l’inverse c’est à dire en soutenant l’Etat dans le cadre de ses prérogatives vers ses administrés , mains faudrait il que les moyens qui nous permettent d’y arriver soient mis à notre dispositions.
A l’occasion de  notre mission à Dakar  nous allons contacter différents démembrements de l’Etat afin d’étudier les voies et moyens d’un partenariat sur l’axe bilatéral Sénégal/Italie
6- Vous êtes dans le secteur de transfert d'argent comment se porte ce secteur de manière générale
Pour le secteur de transfert d’argent , professionnellement parlant , j’y évolue depuis 7 ans , et je viens juste de terminer la mise en place d’un dispositif  de réseau d’agences agréées pour le compte d’une multinationale européenne.
Il faut dire qu’en Italie , la forte concurrence entre les sociétés de transfert d’argent fait le bonheur des clients qui s’en tirent d’affaire avec des tarifs de plus en plus revus à la baisse. Cette concurrence n’est pas sans conséquence néfaste à moyen terme pour les sociétés de transfert qui ne ciblent qu’une destination aux taux de change de leur monnaie fixe par rapport à l’euro .  
7- Il parait qu'il y a un système de blanchiment d'argent et de transfert d'argent illicite dans ce secteur. Expliquez nous un peu surtout du cote du Sénégal et de l'Afrique
 C’est un secteur qui est surveillé comme du lait sur le feu en Italie , par un démembrement de la Banca d’Italia; cet organisme en dehors de la réglementation mène des actions de prévention , mais  aussi de répression en collaboration avec les soldats de l’économie (guardie di finanza) et la magistrature avec les parquets de la République.
Au Sénégal, la CENTIF, l’alter ego de l’organisme de la Banca d’Italie , dispose de réglementations strictes et même plus sévères que dans certains pays européens , avec des actions de prévention par l’organisation de séminaires d’informations et de mise à niveau , mais quand il s’agit de répression , c’est le politique qui prend le dessus;et c’est cela le talon d’Achille de la CENTIF. Donc l’éradication  du blanchiment sera difficile eu  regard à la séparation des pouvoirs.
8- Votre dernier mot
Nous espérons apporter une pierre à l’édifice en construction qu’est notre CHER  SENEGAL. Tout sénégalais, où qu’il se trouve en dehors du territoire, a toutes ses pensées orientées vers le destin de notre pays. L’émigré sénégalais est au cœur du dispositif et des indices de croissance de notre cher pays ; c’est pour cette raison, que la gestion de leurs préoccupations doit être la priorité de l’Exécutif. Nous avons eu la chance de dépasser le stade des problèmes ethnico religieux entre les couches sociales ; il suffira d’un effort supplémentaire allant dans le sens du pardon, de la tolérance , du partage , et de la transparence , pour que notre pays aille de l’avant pour toujours pouvant servir  de modèle au monde entier. 
DISSO c’est l’affaire de l’entrepreneur, du scolaire et  de toutes les couches sociales sénégalaises.

mercredi 11 mai 2011

CONTRIBUTION : Le cas du transfert d’argent au Sénégal

S’il ya un secteur auquel , l’Etat du Sénégal , à travers la CENTIF , doit accroitre sa vigilance , et sévir, c’est bien le Transfert d’Argent ;cette attention pourrait être le début de soulagement des émigrés sénégalais qui paient trop cher les frais d’envoi, par rapport à d’autres nationalités, pour les mêmes montants,  mais aussi de mettre un terme aux recyclage et blanchiment de capitaux.
Pour ce dernier cas, partant d’un constat, à travers la revue de presse sénégalaise qui relate régulièrement des cas de recyclage/blanchiment d’argent , à mon avis cette situation découle de 2 problèmes à résoudre dans l’immédiat à savoir l’implication directe et permanente  de la CENTIF dans le processus des transactions et la revue du système de partenariat des sociétés sénégalaises , surtout appartenant au Service Public .
En parcourant le site web  de la CENTIF , on se rend  compte que   cet organisme dispose de tous les moyens légaux- rien à envier par rapport  aux dispositifs européens en matière de compliance-afin de prévenir et de réprimer tout acte illicite , mais on note aussi que la prévention prend le dessus par l’organisation de séminaires aux différentes catégories impliquées dans le processus de transactions financières afin de les informer sur les conséquences néfastes du recyclage/blanchiment  des capitaux ; malgré cela , certaines sociétés de la place continuent de plus belle , leur action illicite , car étant au-dessus de tout soupçon . Pour parer à cette situation il urge de prendre les mesures suivantes:
- Pour l’exercice de l’activité d’intermédiation en transfert d’argent / transactions financières , le quitus autorisant l’activité doit relever exclusivement de la CENTIF , qui pourrait bien activer ses leviers  de contrôle , surtout en ce qui concerne  la moralité des personnes physiques et morales se constituant en sociétés.
-Communication mensuelle à la CENTIF de toutes les transactions envoi/réception en format électronique, de la part  des sociétés de transfert sénégalaises ; ces transactions doivent comporter l’adresse complète et le n° de téléphone , aussi bien du bénéficiaire que de l’expéditeur. Les sociétés doivent conserver, les copies d’identité des clients pour une période de dix ans. 
- Communication mensuelle des relevés de comptes bancaires de l’activité et du bilan annuel de la société.
- Communication à la CENTIF, d’ouvertures de comptes bancaires  à l’Etranger , dans le cadre de l’activité.
Ces mesures-si elles ne sont pas encore prises par l’organisme de tutelle-contribueront efficacement à la lutte contre ces actes considérés comme étant criminels et à traquer les malfaiteurs du nouveau genre.

Les émigrés sénégalais, malgré leur contribution à l’essor de l’économie  reconnue de tous , acteurs principaux et  passifs, au cœur du dispositif  du transfert , sont les grands oubliés dans les prises de décision  de fixation des taux d’envoi , pour le rapatriement de   leurs avoirs à des couts raisonnables. Un tableau comparatif  en guise d’exemple, permettrait sans commentaires de ma part,  à l’opinion de juger du traitement en défaveur des sénégalais de la part des sociétés de transfert d’argent.
En prenant le cas de l’Italie , ci-dessous un exemple de transfert , pour un montant d’envoi  de 100 euros , les taxes que payent les émigrés sénégalais d’Italie , par rapport aux autres nationalités :



 
ITALIE-SENEGAL

ITALIE-MAROC

ITALIE-AMERIQUE LATINE

Montant  transféré

Commission à payer

Montant  transféré

Commission à payer

Montant transféré

Commission à payer


100 euros =
65 595,7 CFA

7 euros =
4 591,69 FCFA

100 euros=
65 595,7 CFA

4 euros =
2 623,82 FCFA

100 euros=
65 595,7 CFA

4 euros =
2 623,82 FCFA


Le choix du montant de 100 euros n’est pas fortuit , car la crise aidant et du fait de la sollicitation permanente des parents et amis , en dehors de l’approche de la fin du mois pour les dépenses courantes, les envois se situent au palier de 1 à 200 euros ; et les taxes sont encore beaucoup plus accrues , en rapport avec le montant envoyé et le fossé devient plus grand, par rapport au Maroc et à l’Amérique Latine en terme de cherté.  
Pour parer à cette anomalie, l’Etat pourrait agir, non pas pour fixer les taux de commissions- ce qui serait une aberration- mais agissant au niveau des sociétés publiques qui sont sous sa tutelle, telles que La Poste et la BHS  , afin que ces dernières  s’ouvrent d’avantage aux sociétés de transfert d’argent étrangères , qui sont disposées à un préfinancement de l’activité , et le partenariat direct  permet de réduire d’une façon consistante les commissions sur les montants transférés et un risque nul de non paiement . A l’heure actuelle ces sociétés  publiques ne travaillent qu’avec un nombre restreint de sociétés de transfert , qui à leur tour signent des accords de partenariat  avec leurs homologues étrangères à un pourcentage élevé; conséquence de cette situation : ces dernières sont obligées de répercuter leur marge sur les taxes d’envoi donc , sur leur clientèle.
Dans le secteur privé , la situation est la même que dans les sociétés publiques, car la porte reste fermée aux sociétés étrangères , par le fait des royalties perçues grâce aux accords de sous-traitance et sous la menace voilée de contrat d’exclusivité brandi ; le privé s’en accommode sous silence.
Par la présente , je pose un débat pour que nous réfléchissions ensemble ,pour une prise de conscience sur les voies et moyens de développer notre cher Sénégal , car dans le secteur de transfert d’argent, il ya trop d’improvisation, et la vigilance doit être accrue pour empêcher les délinquants au col blanc , d’investir et de tuer l’activité qui doit être un des poumons de l’Economie  Sénégalaise. J’y reviendrai sur des cas spécifiques de sociétés de transfert et leur modus operandi.